PHOTO THEMA - Cairo Ramadan - Egypt
| Ramadan au Caire - novembre 2003 La rue Les manifestations du mois de Ramadan au Caire sont visibles dans les rues à la tombée de la nuit, particulièrement près des mosquées et des grandes places. Une fois la rupture du jeûne et le repas terminés, l’activité reprend plus intensément et se prolonge tard dans la nuit, jusqu’à la dernière collation avant l'aube. A l’heure de l’Iftar Au coucher du soleil c'est la rupture du jeûne, (l'Iftar), la physionomie de la rue change ; les passants se font rares et les carrefours les plus encombrés de la ville deviennent déserts. Plus l'heure approche, plus les voitures se pressent à coups de klaxons vers leurs destinations. Les familles se retrouvent autour du repas où l’on s’invite souvent les uns les autres. La télévision est omniprésente avec ses programmes spécialement conçus pour ces longues soirées même dans les lieux publics. D’autres préfèrent rompre leur jeûne sur le lieu de travail, au bord du Nil ou dans les jardins… "Les tables du Miséricordieux" Ces tables, une tradition de charité, sont organisées par des bienfaiteurs qui offrent le repas de rupture de jeûne aux nécessiteux. Les tables sont dressées à même la rue, dans les ruelles de quartier, ou près des mosquées, parfois protégées du regard par des tentures. Les gens viennent s'asseoir librement autour de ces tables et réservent ainsi leur part en attendant l'heure de l'iftar. Les plus pieux consacrent ce temps d'attente à la lecture du Coran qui est gracieusement prêté pour la circonstance. Les repas sont cuisinés, préparés et servis par des bénévoles ou des personnes rétribués de façon symbolique. La distribution se fait sous forme de plats, de plateaux-repas ou de boîtes ou sachets à emporter. Les bienfaiteurs se veulent souvent anonymes, mais aujourd'hui des associations caritatives, ainsi que des personnalités politiques ou du monde du show-biz, n'hésitent pas à afficher leur nom. Après l’Iftar Après l'Iftar la prière du coucher du soleil, la quatrième des cinq prières quotidiennes. Puis, la soirée s'étire entre sorties au bord du Nil, en famille ou en amoureux, divertissements au café ou dans des centres commerciaux, soirées traditionnelles de contes et de musique et repas tardifs dans les restaurants... Départ pour la Mecque Caux qui ont les moyens partent à La Mecque faire le pèlerinage qui se termine à la fête du sacrifice d'Abraham deux mois plus tard. Mosquées Les mosquées les plus renommées au Caire sont celles de al-Azhar et al-Hussein se faisant face au centre du Caire Fatimide (X°s.) Celle d'al-Azhar est célèbre dans le monde pour son université islamique, les oulémas (savants) ou cheikhs de cette institution sont reconnaissables à leur habit et leur coiffe. Les mosquées en plus d'être un un lieu de rassemblement pour la prière elles sont également un lieu de lecture et d'échange religieux ; elles sont aussi parfois un lieu de répit et de recueillement au cœur de la ville et de son tumulte. Fanous et consommation Le "fanous" (lanterne) est traditionnellement lié au Ramadan, au jeux d'enfants dans la nuit jusqu'à l'heure de la dernière collation avant l'aube. Aujourd'hui il est devenu le symbole de Ramadan au même titre que le sapin de Noël avec l'exploitation commerciale qui en est faite. Durant ce mois, la consommation augmente paradoxalement surtout à l'approche des fêtes. Veille de fête À l'approche des fêtes, les étalages de friandises et de gâteaux se font nombreux, les femmes font cuire leurs gâteaux au four du quartier ou font leurs dernières courses. La veille, les mosquées préparent les lieux du rassemblement pour la grande prière de l'aube et les marchands ambulants vendent déjà leurs lots de jouets et ballons.. Jour de fête Le matin, après la prière de l'aube, les familles portant leurs plus beaux atours partent à l'assaut des espaces publics de la ville. La moindre parcelle d'espace vert est réquisitionnée et partagée entre pique-niques avec cuisine sur la pelouse, les jeux et les danses. Décembre 2003 |
Ramadan au Caire - novembre 2003 La rue Les manifestations du mois de Ramadan au Caire sont visibles dans les rues à la tombée de la nuit, particulièrement près des mosquées et des grandes places. Une fois la rupture du jeûne et le repas terminés, l’activité reprend plus intensément et se prolonge tard dans la nuit, jusqu’à la dernière collation avant l'aube. A l’heure de l’Iftar Au coucher du soleil c'est la rupture du jeûne, (l'Iftar), la physionomie de la rue change ; les passants se font rares et les carrefours les plus encombrés de la ville deviennent déserts. Plus l'heure approche, plus les voitures se pressent à coups de klaxons vers leurs destinations. Les familles se retrouvent autour du repas où l’on s’invite souvent les uns les autres. La télévision est omniprésente avec ses programmes spécialement conçus pour ces longues soirées même dans les lieux publics. D’autres préfèrent rompre leur jeûne sur le lieu de travail, au bord du Nil ou dans les jardins… "Les tables du Miséricordieux" Ces tables, une tradition de charité, sont organisées par des bienfaiteurs qui offrent le repas de rupture de jeûne aux nécessiteux. Les tables sont dressées à même la rue, dans les ruelles de quartier, ou près des mosquées, parfois protégées du regard par des tentures. Les gens viennent s'asseoir librement autour de ces tables et réservent ainsi leur part en attendant l'heure de l'iftar. Les plus pieux consacrent ce temps d'attente à la lecture du Coran qui est gracieusement prêté pour la circonstance. Les repas sont cuisinés, préparés et servis par des bénévoles ou des personnes rétribués de façon symbolique. La distribution se fait sous forme de plats, de plateaux-repas ou de boîtes ou sachets à emporter. Les bienfaiteurs se veulent souvent anonymes, mais aujourd'hui des associations caritatives, ainsi que des personnalités politiques ou du monde du show-biz, n'hésitent pas à afficher leur nom. Après l’Iftar Après l'Iftar la prière du coucher du soleil, la quatrième des cinq prières quotidiennes. Puis, la soirée s'étire entre sorties au bord du Nil, en famille ou en amoureux, divertissements au café ou dans des centres commerciaux, soirées traditionnelles de contes et de musique et repas tardifs dans les restaurants... Départ pour la Mecque Caux qui ont les moyens partent à La Mecque faire le pèlerinage qui se termine à la fête du sacrifice d'Abraham deux mois plus tard. Mosquées Les mosquées les plus renommées au Caire sont celles de al-Azhar et al-Hussein se faisant face au centre du Caire Fatimide (X°s.) Celle d'al-Azhar est célèbre dans le monde pour son université islamique, les oulémas (savants) ou cheikhs de cette institution sont reconnaissables à leur habit et leur coiffe. Les mosquées en plus d'être un un lieu de rassemblement pour la prière elles sont également un lieu de lecture et d'échange religieux ; elles sont aussi parfois un lieu de répit et de recueillement au cœur de la ville et de son tumulte. Fanous et consommation Le "fanous" (lanterne) est traditionnellement lié au Ramadan, au jeux d'enfants dans la nuit jusqu'à l'heure de la dernière collation avant l'aube. Aujourd'hui il est devenu le symbole de Ramadan au même titre que le sapin de Noël avec l'exploitation commerciale qui en est faite. Durant ce mois, la consommation augmente paradoxalement surtout à l'approche des fêtes. Veille de fête À l'approche des fêtes, les étalages de friandises et de gâteaux se font nombreux, les femmes font cuire leurs gâteaux au four du quartier ou font leurs dernières courses. La veille, les mosquées préparent les lieux du rassemblement pour la grande prière de l'aube et les marchands ambulants vendent déjà leurs lots de jouets et ballons.. Jour de fête Le matin, après la prière de l'aube, les familles portant leurs plus beaux atours partent à l'assaut des espaces publics de la ville. La moindre parcelle d'espace vert est réquisitionnée et partagée entre pique-niques avec cuisine sur la pelouse, les jeux et les danses. Décembre 2003 |