PHOTO THEMA - Alexandria Revisited - Egypt

Antoniadis Gardens, Nozha - 1997


Alexandrie, l'autre...


On connaît l'image mythique d'une Alexandrie cosmopolite et levantine, dont l'œuvre de Durell s'est inspirée et qu'elle a magnifié.

Cette vision brillante du voyageur, l'écrivain Edouard El Kharrat en renverse la perspective. Son quartier Gheit El Enab, populaire, loin des ambassades, cet autre monde, c'est celui d'un regard attentif au quotidien. Œil immobile, Edouard El Kharrat, au travers de la surface du quotidien et la trivialité du détail, scrute l'ombre, la lumière et en dégage la permanence spirituelle et symbolique.

En 1997 en commençant ce travail, je me reconnaissais dans cette esthétique de l'œil attentif et méditatif. Les images sont précises et constituent des points de gravité autour desquelles s'organise la fluidité des récits. Une familiarité avec mon travail et mes préoccupations de photographe évidente et fructueuse.

De son regard et du mien, s'esquissent dans le proche et le lointain, la réalité et la fiction, les images d'une autre Alexandrie qui s'évanouit sûrement un peu chaque jour avec la ville qui se transforme.

Nabil Boutros

janvier 2011

Alexandrie, l'autre...

On connaît l'image mythique d'une Alexandrie cosmopolite et levantine, dont l'œuvre de Durell s'est inspirée et qu'elle a magnifié.

Cette vision brillante du voyageur, l'écrivain Edouard El Kharrat en renverse la perspective. Son quartier Gheit El Enab, populaire, loin des ambassades, cet autre monde, c'est celui d'un regard attentif au quotidien. Œil immobile, Edouard El Kharrat, au travers de la surface du quotidien et la trivialité du détail, scrute l'ombre, la lumière et en dégage la permanence spirituelle et symbolique.

En 1997 en commençant ce travail, je me reconnaissais dans cette esthétique de l'œil attentif et méditatif. Les images sont précises et constituent des points de gravité autour desquelles s'organise la fluidité des récits. Une familiarité avec mon travail et mes préoccupations de photographe évidente et fructueuse.

De son regard et du mien, s'esquissent dans le proche et le lointain, la réalité et la fiction, les images d'une autre Alexandrie qui s'évanouit sûrement un peu chaque jour avec la ville qui se transforme.

Nabil Boutros

janvier 2011